Conclusion

Conclusion

 

« Un sourire est souvent l'essentiel. On est payé par un sourire. On est récompensé par un sourire. », disait Saint-Exupéry. Cette maxime nous a accompagnés, et s’est finalement incrustée de façon indélébile, durant la majeure partie de nos recherches. Ainsi, elle soutient l’action des soins palliatifs, en montrant combien un sourire peut tout changer. Ces soins redonnent en effet sens et goût à la vie du patient, et lui accordent un peu d’espoir et d’humanité, lorsqu’il marche vers la fin de sa vie.

Lors de cette recherche, nous avons constaté, que selon les médecins, l’euthanasie  ne serait pas autant demandée, si il y avait un soutien des malades en amont de leur fin. L’euthanasie active, serait donc de l’avis général du personnel médical à éviter, au profit d’un meilleur accompagnement en fin de vie. Comme disait Marie de Hennezel au Forum de Bioéthique de Strasbourg, la vieillesse peut autant être prise en heure de gloire, qu’en phase triste et douloureuse, selon la façon dont on s’y est préparé. Elle ajoutait par ailleurs un fait de langue intéressant, à savoir : Le mot désignant l’âge et la joie en hébreu, est le même : guil. L'accompagnement doit-être autant psychologique que médical.

La loi devrait donc – selon le personnel médical (dans sa majorité) – plus se préoccuper de fournir du soutien aux mourant que de se perdre en veines conjecturations législatives de l’euthanasie active. En effet, il n’est pas envisageable de légaliser cette forme d’euthanasie, malgré les nombreux pays l’ayant permis, tout d’abord pour des raisons éthiques – parce que les médecins ne peuvent avoir droit de vie ou de mort direct sur le malade -, et par peur des dérives et dérapages inévitables que porterait une telle loi. On ne devra pas non plus tenir compte de l’opinion publique, qui est quant à elle favorable à une législation de l’euthanasie, car elle n’est malheureusement pas au courant des méthodes thérapeutiques et palliatives ainsi que des aides psychologiques dont on dispose à l’heure qu’il est.

Cependant, le dilemme se pose plus à l’endroit de l’euthanasie passive et de l’acharnement thérapeutique. En effet, même si les médecins n’ont pas le droit moral de donner la mort à un patient délibérément, ont-ils le droit de le forcer à vivre ? Si la réponse est négative, pourquoi distinguer comme le font les légistes entre euthanasie passive et active : Si la question est celle de la valeur suprême de la vie, il faudrait interdire les deux ; si par contre on revendique une certaine compassion et liberté pour le patient, pourquoi ne pas légaliser également l’euthanasie active ? Ceci montre un lourd dilemme chez les médecins et législateurs, qui se résout facilement en demandant en résumé, la non-action du soignant.

Cette solution est certes positive dans la mesure où elle est relativement conforme autant à l’opinion publique qu’à celle du personnel médical et des hommes politiques.  Cependant, la solution idéale se trouverait lorsqu’on répondrait à un problème général sur la législation de notre pays : Soit elle est uniquement d’ordre social, c'est-à-dire pour permettre une société viable, dans ce cas on pourrait légaliser toutes les formes de l’euthanasie (en dehors des risques de dérive et de dérapage, qui pourraient être résorbés par une législation suffisamment stricte), ainsi que l’avortement, et de nombreuses choses posant des problèmes éthiques et moraux. En revanche, si la loi est également régie par des principes moraux, il faudrait interdire toutes ces choses (cependant l’euthanasie passive pourrait rester problématique, dans la mesure où nous considèrerions que forcer quelqu’un à vivre une vie atroce pose aussi un problème moral). Nous avons en effet l’impression que la France n’a pas de position tranchée à ce sujet, entre la légalisation de l’avortement, l’interdiction de l’euthanasie active etc.

 

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